7 décembre, Marseille va célébrer la fin du chantier de restauration de la Bonne Mère
Notre-Dame-de-la-Garde : comment Marseille va célébrer la fin du chantier de restauration de la Bonne Mère
Par Valentin Baudin, de notre correspondant régional à Marseille
Lancé en février, le chantier de rénovation et de dorure de Notre-Dame-de-la-Garde se terminera ce dimanche 7 décembre 2025. Plusieurs événements, présentés lors d’une conférence de presse ce lundi 1er décembre, rythmeront cette journée de célébration, entre messe, procession et spectacle son et lumière.
Cela fait déjà quelques jours que la statue de la Vierge de Notre-Dame-de-la-Garde a été dévoilée. On l’aperçoit enfin, au loin dans les rues de Marseille, depuis les collines ou sur la mer. Les échafaudages et les bâches qui la recouvraient ont peu à peu disparu, laissant place à la célèbre sculpture redorée. Après neuf mois de travaux de restauration, le chantier de la basilique arrive à son terme et sera marqué, pour l’occasion, par une journée de festivités, dimanche 7 décembre.
Pour préparer l’événement, gratuit et ouvert à tous, une conférence de presse a été organisée ce lundi 1er décembre, au sanctuaire de la basilique. Dimanche, les festivités débuteront par une messe solennelle en présence du cardinal Jean-Marc Aveline, à l’abbaye Saint-Victor à 15 h 30. Ensuite, une procession partira à 17 heures pour grimper vers le sanctuaire de la Bonne Mère. Une heure plus tard commencera la cérémonie de bénédiction de la statue par l’archevêque de Marseille.
Le point d’orgue de la journée aura lieu en fin d’après-midi. Un spectacle son et lumière est orchestré par Michaël Canitrot, DJ et producteur français connu pour ses « Monumental Tour » à Notre-Dame de Paris ou encore au château de Chambord. Des événements qui mettent en avant le patrimoine français. Afin de « sublimer le travail des artisans, des architectes », l’artiste déploie plusieurs tableaux comme le lever de soleil, le lien avec la mer, la célébration de la statue restaurée et de sa couronne. Le spectacle, qui illuminera la statue, devrait être visible dans tout Marseille.
40 000 donateurs
La conférence de presse a surtout été l’occasion de revenir sur ce chantier monumental. La statue, haute de près de dix mètres et massive de ses dix tonnes, est attaquée par les embruns de la mer, battue par le mistral, foudroyée cinq fois par an. Un entretien est nécessaire environ tous les trente ans. Les derniers travaux datent de 1989. Cette année, ils ont débuté en février. Au-delà de la dorure, qui a nécessité la pose de plus de 40 000 feuilles d’or, la structure métallique de la statue, les pierres du clocher et la terrasse des Anges qui l’entourent ont pu être remis à neuf.
La restauration de la statue, d’un coût de 2,8 millions d’euros, n’aurait pas été possible sans la générosité de 40 000 donateurs. Une mobilisation des civils, des pouvoirs publics et des entreprises locales qui témoigne de l’attachement des Marseillais à ce monument.
« Merci pour tout ce que chacun a fait pour prendre soin de la Bonne Mère et donc prendre soin de la fierté et de la foi des Marseillais, a souligné le père Olivier Spinosa, recteur de la basilique Notre-Dame-de-la-Garde. Que ce chantier reste comme un moment unique qui porte Marseille pendant les cinquante années à venir, avant que notre statue ait besoin de nouveaux travaux. » D’ici là, les deux millions de visiteurs annuels de la basilique pourront profiter de l’éclat retrouvé de la Vierge à l’Enfant.