La 2CV de retour en version électrique

Publié le par CERCLE SAINT-PIERRE

La 2CV de retour en version électrique : 5 anecdotes sur la « Deudeuche », icône du bitume

Par Charlotte de Frémont.

Stellantis envisage de relancer la mythique 2CV de Citroën en version électrique, ont indiqué Les Échos et France Inter, mardi 19 mai. La « Deudeuche », abordable et robuste, s’était écoulée à plus de 5 millions d’exemplaires jusqu’en 1990. Elle était devenue un symbole de liberté et d’aventure pour plusieurs générations.

Stellantis envisage de relancer la mythique 2CV de Citroën en version électrique, ont indiqué Les Échos et France Inter, mardi 19 mai 2026. SEBASTIEN BOZON / AFP

Avis aux nostalgiques : une légende de l’automobile pourrait bien montrer à nouveau le bout de ses roues ! Selon une information des Échos, confirmée par France Inter, mardi 19 mai, le groupe Stellantis envisage de relancer la mythique 2CV de Citroën, en version électrique et abordable. L’occasion de (re) découvrir l’histoire et les aventures de la « Deudeuche », qui a marqué plusieurs générations de Français.

La « Toute Petite Voiture », ancêtre de la « Deuche »

La « deux chevaux » a un ancêtre : la Toute Petite Voiture (TPV) développée à la fin des années 1930 par les ateliers Michelin. L’automobile est alors un produit de luxe, réservé à une certaine élite, et l’entreprise française souhaite la rendre plus accessible.

L’ingénieur André Lefèbvre se voit confier par Citroën un cahier des charges plutôt original : son équipe doit étudier « une voiture pouvant transporter deux cultivateurs en sabots, cinquante kilos de pommes de terre ou un tonnelet de vin à une vitesse maximum de 60 km/h pour une consommation de trois litres d’essence aux cent. » Mais surtout : « Son confort doit être irréprochable, car les paniers d’œufs transportés à l’arrière doivent arriver intacts. »

La TPV est terminée en 1939, et devait être présentée la même année au Salon de l’automobile. La guerre en décide autrement, et les 250 prototypes sont envoyés à la casse ou cachés.

Plus de 5,1 millions d’exemplaires vendus

La « Deuche » ne s’arrêtera pourtant pas en si bon chemin. Une équipe d’ingénieurs, toujours menée par André Lefèbvre, remanie la TPV, et présente en 1948 un modèle amélioré au Salon de l’automobile de Paris. Abordable, robuste et à l’entretien peu coûteux, il est conçu pour les travailleurs.

Le succès est immédiat. Sa production commence en 1949 dans l’usine de Levallois-Perret. Jusqu’en 1990, année de la fin de la production, un peu plus de 5,1 millions d’exemplaires de la petite voiture seront écoulés – fourgonnettes et séries spéciales comprises —, faisant d’elle l’un des dix modèles les plus vendus dans l’Hexagone. Avec ses suspensions, ses quatre places et son confort de conduite, elle démocratise l’automobile, tout en devenant un symbole de liberté, d’aventure, et le reflet d’une société en pleine reconstruction.

« Canard », son surnom germanophone

Lors de sa première présentation, les avis à l’étranger sont partagés. Un journaliste hollandais compare même la 2CV au « vilain petit canard » du conte d’Hans Christian Andersen !

Les pays germanophones affublent alors la petite auto d’un surnom qui lui collera à la carrosserie : « Canard ». Rien qui ne puisse nuire à sa popularité : elle y deviendra la voiture d’étudiant par excellence.

Une icône de la culture populaire

Clips de musique, jeux vidéo… La « Deuche » s’est très vite imposée comme une icône de la culture populaire des années 1960. Dans la bande dessinée, elle est la voiture de la famille du petit Boule et de son cocker Bill. Elle est même photographiée dans les magazines people avec Brigitte Bardot à son volant.

Au cinéma, tamponnée par Léopold Saroyan (Louis de Funès), la petite voiture se disloque place du Panthéon à Paris dans les premières minutes du Corniaud. Dans Le Gendarme de Saint-Tropez, elle effectue une renversante cascade, conduite par sœur Clothilde (France Rumilly). Devenue culte, cette scène sera reprise en 2010 dans une publicité Citroën en faveur de la « prime à la casse ».

Des amoureux toujours aussi fervents

Depuis ses débuts, la 2CV compte de nombreux amateurs, qui se réunissent régulièrement. Les deux premiers « clubs », celui de l’Orléanais et celui de l’Ain, sont créés en France en 1952. La même année, un rallye est organisé sur 893 km. « Et lorsque l’on connaît la vitesse de pointe du modèle de l’époque (65 km/h), la motivation des participants prend tout son sens ! » raconte le site Internet du club des 2CV de l’Orléanais.

Aujourd’hui encore, la flamme est loin d’être éteinte. L’Hexagone compte 115 clubs régionaux regroupant ces passionnés. Un championnat de France de 2CV cross est organisé chaque année. Sur les forums spécialisés, on retrouve quelques exemples de noms que donnent certains propriétaires à leur « Deudeuche » bien aimée : Titine, Cocotte, Grisette, Charly, ou Charlestonette…

🎥 Retrouvez la scène mythique avec Louis de Funès "Gag 2CV ". Le Gendarme de Saint-Tropez, sorti en 1964, un film avec Louis de Funès, Michel Galabru et plein d'autres acteurs mémorables.

Publié dans Divers

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