AU REVOIR CLAUDE...

Publié le par CERCLE SAINT-PIERRE

Claude - 27 janvier 1946 - 26 décemdre 2022

Bonjour Claude

Tu te souviens de ce jour de septembre 1961, nous rentrions en seconde et pour nous rendre au lycée à Marseille nous prenions le train avec une bande de copains. Tu te mettais toujours à coté de moi, je n’ai pas mis longtemps à m’en rendre compte et un matin je t’ai pris la main pour ne plus la quitter jusqu’à ce jour. Tu avais 15 ans j’en avais 16.

Nous sommes vite devenus inséparable, je ne t’ai jamais demandé si tu voulais devenir ma femme, je n’ai pas non plus demandé ta main à tes parents, pour nous il était évident que nous allions nous marier, mariage qui a eu lieu le 6 juin 1966.

Notre vie de couple a commencé par notre voyage de noce au bord du lac d’Annecy.

Très vite un heureux évènement, Geneviève arrivait suivi de près par Hélène, Philippe a été un peu plus long à montrer le bout de son nez, il a toujours été calme, il a pris son temps.

Notre vie professionnelle engagée, moi dans l’électronique toi institutrice en maternelle, tu adorais les enfants, ils te le rendaient bien. Tu as laissé ces enfants pour t’occuper des tiens, ils savent ce qu’ils te doivent, conseillère et secrétaire attitrée, taper et corriger tous ces rapports et diplômes, et ils en ont passés… et la vie heureuse a continué.

Nous voilà aux mariages des enfants :
Geneviève a épousé Éric, Hélène a épousé Marc, Philippe a épousé Béatrice.

Nous voilà grands-parents :
Clémence, Guillaume, Corentin, Amélie, Emilien, Valentin, Estelle, Aurélien.
Et notre petit dernier, fils de Guillaume, Lenny dont tu as vu une belle photo juste avant de partir c’était ton dernier sourire.

Dans les années 80 tu t’es découvert une passion la restauration d’art, bien employé par le père Antoine Bertochi lors de la restauration de l’église avec la création d’un atelier dirigé par Paule Muratore, toute les statues, le chemin de croix et quelques tableaux sont passés entre tes mains, toujours discrète tu en as bien gardé le secret.

Je pourrais parler de toi encore et encore, épouse adorable, mère et grand-mère aimante, d’un caractère hors du commun, jamais une plainte, toujours un sourire, empathique envers les autres. Je sais que tu prendras soin de nous et tous les jours avec la Vierge Marie tu seras à côté de moi.

Au revoir Claude…

Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022
Diaporama de 1964 à juin 2022

Diaporama de 1964 à juin 2022

Maman,

Cette lettre d’adieu est pour toi, pour te dire que tu as été pour nous, une vraie et merveilleuse maman.
Tu as toujours su, même avant nous, ce qui était bon pour nous.
Tu as toujours été là quand nous avions besoin de toi.
Tu as toujours été là pour nous protéger et nous aider à avancer.
Et petit à petit tu nous as éduqué à la vie…
Je te revois encore en train de me dire… il faut toujours regarder le côté positif des choses !
Tu nous as appris aussi que l’argent, il en faut certes pour vivre mais que ce n’est pas cela qui compte le plus dans la vie.
Tu nous as transmis aussi la leçon de vie de ta grand-mère : ne jamais se soucier du jugement des autres et encore moins de la médisance des gens.
Tu sais, maman nous avons retenu tes leçons et nous avons essayé de les transmettre à nos enfants…

Et puis, avec tes doigts de fée, tu nous as cousu de beaux habits et de beaux sacs aussi.
Nul doute que c’est grâce à toi que je sais coudre et je nous revois, il y a bien longtemps maintenant, réaliser ensemble de magnifiques costumes de poisson pour le théâtre.

Maman, nous, tes enfants, avons appris à cuisiner avec toi. Tu aimais cuisiner, car tu adorais partager ce que tu aimais avec les autres, tant dans la vie de tous les jours, qu'à l'occasion d'évènements familiaux. Nous avons tous ton fichier de recettes et nous l’avons transmis à tes petits-enfants. Et, qui sais, ton arrière-petit-fils, Lenny, en héritera aussi peut-être un jour ?
Tu étais aussi très douée pour le tricot. Tu as tricoté pour toute la famille de magnifiques pulls.
Et puis tu as fait de même pour tous tes petits enfants… jusqu’à ce que cette terrible maladie t’empêche d’exercer ton art. Car tu étais douée avec tes doigts et tu aimais ça surtout.

Alors oui quelle souffrance cela a dû être pour toi, petit à petit, de ne plus rien pouvoir faire avec tes mains. Mais…
Jamais tu ne t’es plainte…
Toujours tu as gardé le moral et le sourire…
Toujours tu as été très courageuse…
Toujours tu as fait de ton mieux pour réaliser le maximum de choses tant que ton corps te le permettait…
Toujours tu avais en tête les petits événements de la vie de tes enfants et petits-enfants… même mieux que nous parfois…

Alors maman, même si on sait qu’enfin, après 16 ans de souffrance, tu ne souffres plus… tu vas nous manquer tellement maman.
Maman on t’aime et on t’aimera toujours.

Hélène, Philippe

Maman,

C’est difficile d’exprimer avec de simples mots tout ce que je ressens.
Tu seras toujours pour moi :
- ma tricoteuse de pull
- ma cuisinière préférée
- une super mamie si compréhensive pour nos enfants
- un modèle de courage et de philosophie face à ta maladie de Parkinson
- ma petite maman chérie

Je suis triste de te savoir partie, soulagée que tu ne souffres plus et triste aussi pour papa pour qui tu représentais tant et qui va devoir s’habituer à ton absence même si tu resteras toujours dans nos cœurs.

Geneviève

Mamie,

Quelques mots pour partager à quel point tu as été une grand-mère extraordinaire pour tes petits-enfants.
Tu nous as vu naître au monde et grandir avec tant de bienveillance.
Tu nous as nourri d’amour et de soupe au pistou.
Sous l’ombre du tilleul, tu nous as regardé des heures jouer au restaurant dans le jardin au printemps, barboter dans la piscine l’été, courir dans les vignes l’automne et nous émerveiller de nos cadeaux près de la cheminée l’hiver.
Tu nous as écouté pendant des heures, te raconter nos bonheurs, nos malheurs, nos bêtises.
Tu nous as transmis tes paroles si sages toujours avec franchise et spontanéité.
Malgré la maladie, tu es toujours restée fidèle à toi-même. Tu as fait preuve de tant de force, de résilience et de patience. Tu as surtout gardé ton regard malicieux et ton humour qu’on aime tant.
Nous avons tant appris à tes côtés. Nous héritons de tes valeurs et de ton amour, qu’on ne manquera pas de transmettre autour de nous.
Merci pour tous ces souvenirs d’enfance si doux passés à tes côtés. Merci d’être la femme et la grand-mère que tu as été.
Tu nous manque déjà mais tu resteras à jamais dans nos cœurs. Nous t’aimons fort.

Clémence (Petite-filles, aînée)

Publié dans La vie du Cercle

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